Pédagogie Montessori : on commence quand ?

Certains la jugent trop permissive, d’autres débonnaires mais qu’est-ce au juste que la pédagogie Montessori ?
Favoriser la confiance en soi, l’autonomie, tout en permettant à l’enfant d’évoluer à son propre rythme et en toute liberté et mettre l’enfant au cœur de l’apprentissage, c’est un bon début pour appréhender cette approche.
Disons le tout net. Nous sommes pour. Grâce à la pédagogie Montessori, de la maternelle au lycée, les enseignants y cultivent bienveillance, autonomie et créativité.

Eduquer, ce n’est pas dresser

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Un peu d’histoire pour commencer : à l’origine, il y a Maria Montessori.
« Éduquer, ce n’est pas dresser » prône celle qui, en janvier 1907 ouvre la première Maison des enfants (Casa dei Bambini en italien). Sa force ? Mettre à la disposition des écoliers un matériel adapté, mais surtout, les laisser libres de choisir les activités qu’ils souhaitent faire, pendant le temps qu’ils le désirent. Surprise pour Maria Montessori ; dès trois ans, les petits sont capables de faire preuve d’une concentration et d’une autodiscipline inattendues. C’est ainsi que nait la pédagogie Montessori
Aujourd’hui, plus de 20 000 écoles ont ouvert leurs portes.

« L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais une source que l’on laisse jaillir. »

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Selon Montessori, l’essentiel est que l’enfant soit concentré. Pas qu’il soit raide ou lent. D’ailleurs, mieux vaut ne pas leur mettre des étiquettes. ; « tu es lent », « tu es rapide », au risque de l’enfermer dans un qualificatif. Et Maria Montessori d’ajouter que le rythme de chacun peut varier en fonction des moments de la journée, de l’activité, des différentes périodes de son développement, et que les apprentissages des enfants se font par à-coups.

Ils se font aussi et surtout par l’expérience. L’enfant doit manipuler, de façon tangible et concrète, avec ses cinq sens. Par exemple, pour expérimenter l’unité, la dizaine, la centaine etc. on utilise des perles. Les enfants peuvent les soupeser, les comparer, et intégrer, par la vue et le toucher, leurs différences ou leurs proportionnalités. Des activités proposées plutôt en individuel, afin que les enfants s’approprient les concepts de façon personnelle.

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La pédagogie Montessori n’est heureusement pas réservée à l’école. Des activités Montessori peuvent aussi être mises en œuvre chez soi.
A la maison, on peut choisir de faire confiance à l’enfant en organisant un cadre au sein duquel, tout en étant accompagné, il est libre de ses mouvements et peut élargir ses limites de façon progressive. Cela peut se traduire par un lit sans barreau ou une patère dans l’entrée à sa hauteur. Evitez le parc autant que faire se peut. Par ailleurs, plutôt que de présenter l’escalier comme un danger ou un interdit, on prend un temps avec l’enfant, même petit, pour lui apprendre à le monter et à le descendre.

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Vous l’aurez compris, la pédagogie Montessori est surtout un état d’esprit, une attitude bienveillante. On ne considère pas l’enfant comme un être que l’on modèle, mais comme une personne à part entière. Alors, convaincus ?

A lire :
http://www.famille-epanouie.fr/methode-montessori/
Apprends moi à faire seul, La pédagogie Montessori expliquée aux parents, Charlotte Poussin (Eyrolles)
60 activités Montessori pour mon bébé, de Marie-Hélène Place et Eve Hermann (Nathan)
100 activités d’éveil Montessori (1 – 4 ans), Eve Hermann

 

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Education : la bienveillance s’étend en Isère !

Education positive et bienveillante
Parentalité positive

 

Conférences au sommet, mobilisation sur les réseaux sociaux, multiplication des ateliers…

L’éducation positive

tisse sa toile dans notre département. Et on se réjouit !

En mars dernier, se tenait à Saint-Martin-d’Hères une conférence sur l’éducation positive dans le cadre du cycle de conférences Fil Good qui œuvre pour lier recherche et bien-être dans la société, animée par Ilona Boniwell, Dr en psychologie.

« Le bien-être est la priorité des parents pour leurs enfants mais ils se questionnent beaucoup sur la meilleure manière d’aboutir à ce résultat. A l’école on développe essentiellement des compétences académiques même si l’on vise à plus long terme une bonne insertion sociale et professionnelle et par là même un bien-être durable. »
Un constat édifiant livré par les conférenciers et avec qui nous nous sentons en accord. L’éducation positive concerne les formes d’éducation qui favorisent les compétences utiles aux apprentissages et celles aidant à acquérir un mieux-être, de même que le « vivre ensemble ». Il s’agit d’une approche innovante s’appuyant sur les recherches en psychologie positive et en éducation.
Docteur en psychologie, vice-présidente de l’Association française et francophone de Psychologie Positive (AFfPP), fondatrice de Scholavie, Ilona Boniwell est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la psychologie positive dont le dernier Pour des ados motivés : les apports de la psychologie positive  avec C. Martin-Krumm (Ed. Odile Jacob, 2015).

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Bienveillance éducative en Isère

Et si on éduquait les parents ?

Quelle chance, dans notre département, on se mobilise pour ce mouvement. « Cultiver nos liens » propose aux parents, aux grands-parents, aux personnes en relation avec les enfants et les adolescents, d’approfondir leurs ressources par le biais d’ateliers en groupe, de conférences et de l’accompagnement individuel.
Sur son blog, Fami Lien, membre du Réseau Parentalité positive, se demande sans détour s’il ne faudrait pas éduquer les parents. Carrément ! « Les parents ont-ils besoin de formation, d’accompagnement, de soutien ? N’est-ce pas une fonction somme toute très naturelle d’être parent ? » Et d’ajouter : « La difficulté pour nous parents qui n’avons pas reçu ce type d’éducation, c’est que nous avons en nous des automatismes qui nous empêchent souvent de parvenir à utiliser ces outils, car nos enfants réveillent nos blessures d’enfant. C’est donc une tâche particulièrement ardue et longue que d’apprendre à faire autrement. »
Par ailleurs, les Journées de la Bienveillance éducative en Isère s’attachent à informer le public sur les alternatives éducatives, permettre un débat et une réflexion et offrir du soutien aux parents et aux éducateurs.

Alors, l’éducation bienveillante, vous commencez quand ?

https://www.cultivernosliens.com/
https://fami-lien.fr/blog/
http://education-positive.org/

Parentalité positive… 

… pour les aider à grandir autrement.

Photo LP/MATTHIEU DE MARTIGNACLe Parisien

Peut mieux faire serait-on tenté de dire à Thierry Ardisson et à son émission Salut les Terriens qui, voulant évoquer la parentalité positive, a surtout véhiculé des clichés sur ce nouveau rapport à l’enfant. Non l’éducation bienveillante n’est pas une « utopie délicieuse » ; elle est au contraire concrète et ce à tous les stades de la vie !

Démonstration
Sur sa page Facebook, la psychothérapeute Isabelle Filliozat (1) prévient ses internautes ; évoquant la chronique de Natacha Polony, journaliste dans l’émission de Thierry Ardisson, elle précise : Interviewée chez moi pendant un peu plus de 2 heures par une journaliste, le reportage une fois coupé et monté ne fera que quelques minutes à l’antenne. » Et de fait, les défenseurs de l’éducation sans violence ont constaté des raccourcis, voire de la moquerie de la part des intervenants sur le plateau. Pourtant, il n’y a pas de quoi rire avec la parentalité positive à l’heure où 87 % des enfants subissent quotidiennement des pratiques punitives et coercitives auxquelles les parents ont recours à titre éducatif. (Source Le Parisien).
Une bonne nouvelle cependant, les jours de la fessée seraient comptés suite à la proposition de loi pour interdire toutes les «violences éducatives ordinaires» à l’encontre des enfants. Difficile en effet de ne pas penser que la proposition de loi déposée le 22 février, visant à interdire les violences éducatives ordinaires (VEO), ne sera pas adoptée. Elle compte en effet, depuis ce vendredi, un soutien poids en la personne de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.
Mais qu’est-ce-que l’éducation positive ?
Egalement appelée éducation bienveillante, éducation respectueuse, discipline positive ou encore éducation non violente, la parentalité bienveillante consiste d’abord à communiquer différemment avec son enfant. Face à la colère par exemple, qui est une émotion, une réaction à une frustration, une injustice, le parent bienveillant essaie de comprendre, de prêter attention, plutôt que de reprocher ou de punir. Il n’y a pas de réponse unique et universelle pour répondre à une colère. Il faut savoir de quoi elle est construite, quelle qu’en soit sa cause profonde.
Plusieurs outils sont à la portée des parents. Les mots que l’on choisit tout d’abord. Au lieu de crier non avec le visage fermé, dites « stop » ! Ainsi, vous interrompez le mouvement de l’enfant. Quand vous dites « non », l’enfant est grondé, culpabilisé, alors que dans un « stop », il n’y a pas de honte, on a juste arrêté l’action.
L’organisation de rituels est également pertinente ; les enfants n’en ont peut-être pas l’air mais ils aiment quand les choses sont ordonnées, organisées. Tenez, observez la façon qu’ils ont de ranger leurs jouets : leurs doudous doivent être à cette place et pas à une autre ! Si vous construisez des séquences ordonnées de comportements, votre enfant fera les choses de lui-même, sans que vous n’ayez à lui donner d’ordres.
Une routine permet à l’enfant de se sécuriser, de s’orienter.
Et l’amour dans tout ça nous direz-vous ! Eh bien l’amour c’est la clé ! Cela peut paraître curieux, mais c’est justement lorsque l’enfant fait une bêtise qu’il a le plus besoin d’entendre et de ressentir l’amour qu’on lui porte, et c’est également de cette manière que vous, parents, aurez le plus de chances de faire en sorte que les choses rentrent dans l’ordre.

 
La parentalité positive, c’est le respect de l’enfant en tant que personne : on le traite comme on aimerait être traité, et cette pratique nouvelle gagne du terrain. Pour preuve, le Conseil de l’Europe la considère comme l’approche éducative la plus à même de respecter les Droits de l’Enfant et a entrepris de diffuser une plaquette pour la populariser…

Mais le sujet est vaste, en constante évolution ; nous y reviendrons donc sur ce blog.